Zora Snake
Artiste chorégraphe performeur

De son vrai nom « TEJEUTSA » qui veut dire en langue traditionnelle Yemba, parlée dans la Ménoua « je vois, j’ai pitié. Une personne ayant une forte empathie ». Zora origine des deux prénoms Zobel Raoul fonde le nom d’artiste et la compagnie Zora Snake.
Chorégraphe, Performer danseur, poète et formateur d’origine camerounaise, fondateur de la Compagnie Zora Snake et du festival international Modaperf (Mouvements, danses et performances du Cameroun), Zora Snake est né en 1990 dans la région de l’ouest du Cameroun, plus précisément dans l’arrondissement de la Ménoua, département de Penka Michel à Bamendou, (village Sonkeng) et originaire d’une mère ménagère et d’un père chauffeur taximan.
Grandit dans les ghettos de Bépanda Wouri à Douala et dans le quartier Nkolmesseng à Yaoundé, Zora Snake est Bachelier en littérature, philosophie et a poursuivi ses études de droit, (faculté des sciences humaines et politiques à l’université de Yaoundé 2, Soa). Plongeur, vendeur ambulant, laveur de voiture… à travers son amour pour la danse, son parcours remarquable de danseur depuis son jeune enfance, à fait de lui l’artiste déterminé dont il fait référence aujourd’hui. Très fan du Rap d’après le témoignage de sa maman, notamment l’artiste française Diam’s à l’époque, le Hip-Hop aux Etats-Unis et les artistes américains, les films de street-dance (Krump, Popping, break-dance, robot, animation, waving) en relation avec l’histoire des noirs aux Etats-Unis, ont révélé le rêve de danseur depuis son jeune âge avec sa troupe de danse à l’époque (les Soldiers.X). Lauréat de plusieurs concours Battles Popping au Cameroun, Zora Snake créé son premier solo en 2012 intitulé « Je suis » en inventant une gestuelle dansée issu du Hip-hop expérimental qui brise les frontières de la scène contemporaine. Zora Snake se fait remarquer dans le milieu de la scène contemporaine par la chorégraphe Michelle KOM Ndjongui à l’époque en 2013, lors d’un Tremplin danse organisé en collaboration avec l’institut français de Yaoundé. Ayant marqué les esprits, il a obtenu le prix « Goethe découverte 2015 » au Cameroun. Zora Snake a été très autodidacte et formé en partie dans la rue avec ses compagnons de route entre compétitions Battles dance, cercle underground, street-dance et spectacles, show-concerts au Cameroun… Son travail se fait reconnaître par sa créativité dans les solos Hip-Hop à la création contemporaine portant en chaque démonstration de son talent, un message pour la société. Il invente donc un langage artistique proche des arts performatifs, en habitant les rues de Yaoundé et Douala en 2015 à l’occasion des programmes culturels des lieux d’espaces des arts vivants (Othni, laboratoire de théâtre de Yaoundé) et festivals de théâtre où l’art pour lui transgresse toutes frontières.
Passant par l’école des sables au Sénégal sur recommandation de la chorégraphe camerounaise Félécité Manga en 2014, à partir de sa détermination et son talent, son travail explose cette année (2015) au festival Mantsina sur scène au Congo-Brazzaville, sur invitation de l’auteur congolais, metteur en scène et dramaturge Dieudonné Niangouna et aux Récréâtrales (Burkina Faso) en 2016 par le comédien, poète auteur Etienne Minoungou où Zora Snake fait de son art un engagement politique à la rencontre du tout public sans prérequis. Lauréat Visa pour création institut français de Paris 2016-2017, cette période a contribué aux rencontres avec des structures internationales comme le festival international des arts performances Préavis de désordre urbain à Marseille, le Triangle à Rennes, les Ateliers Frappaz de villeurbanne, le festival sens interdits à Lyon, le festival de Liège, le conservatoire royal de Liège…Un cheminement qui a abouti à des grands festivals internationaux et des grandes collaborations notamment le musée Linden Museum de Stuttgart, en collaboration avec l’artiste poète, slameur Stone dans le programme « Où est l’Afrique ? ». Il est invité à participer à la création de l’Opéra de Dijon Novembre – décembre 2020 « Le palais enchanté » de Rossi, [interview des danseurs du projet] avec Fabrice Murjia. Zora Snake participe à différents colloques, séminaires sur son projet « les séquelles de la colonisation » en collaboration avec le collectif Artsansfrique à Paris et Kader Attia à la colonie Barré. En janvier 2020, il est invité à L’ENS (Ecole normale supérieure de Paris) en janvier 2021pour une discussion sur le thème Afriques : approche transdisciplinaire des pratiques artistiques et citadines. Il participe à la création de Wakatt avec Serge Aimé Coulibaly et obtient le fond Franco-allemand avec « les masques tombent », en collaboration avec l’artiste Togolais Clay Apenouvon.
Lauréat 1er prix Acogny D’or, Africa Simply the best du concours chorégraphique de Bobo Dioulasso (Burkina-Faso), avec sa création « le départ »1, Zora Snake remporte le 3 octobre 2020 le prix de Meilleur artiste danseur et performeur de l’année, des Golden Artistic Awards à Bruxelles (BELGIQUE), organisé par Brukmer Magazines. Il obtient une bourse à la Fondation Camargo à Cassis pour son tout premier ouvrage « L’art est une boxe : de la performance, du politique » en cours d’écriture, en collaboration avec Julie Péghini. Zora Snake est auteur de plusieurs œuvres remarquables : « Au-delà de l’humain », « Transfrontalier » (Sur les routes de l’immigration), « Le départ » (art et politique), « L’opéra du villageois », « Shadow survivors », « Combat des lianes ».
Artiste libre, transgressif, inventif, créatif, innovateur et rêveur, à cheval entre l’espace public, la scène, le Théâtre, les musées, Zora Snake danse pour combattre et faire bouger les esprits. Ses créations virtuoses, osées, débordantes, explosives, engagées puisent son enracinement dans ses terres d’origine et propose à travers les œuvres rituelles et performatives, une façon de voir le monde que nous rêvons en commun. La danse pour Zora Snake depuis le village où il est né, est une forte valeur de structuration sociale et des luttes pour les libertés.
Zora Snake poursuit son travail dans le monde pour continuer à inscrire sa démarche artistique dans son espace en cours de construction au village sonkeng « Espace culturel, la falaise des artiste « TEJEUTS’ART »