Performance unique à la cité des arts

Ce 4 Juin 2022 à la cité internationale des arts, à 11h45, je présente une performance unique pour notre chère collègue, chercheure, curatrice et historienne d’art, avec et autour de Dominique Malaquais qui nous a quitté en octobre 2021.

Pour cette grande rencontre historique, ce rituel collectif, cet accompagnement vers sa traversée éternelle, cette mémoire immatérielle, cette bibliothèque humaine, lumineuse et glorieuse marquée de son vivant, la performance sera composée et construite sur place, faisant lien au travail de Dominique Malaquais, ses recherches à Douala et son rapport à la performance, aux frontières, aux villes, aux politiques et aux imaginaires d’ici et d’ailleurs.

Derrière, la guerre

Devant, les frontières

En bas, l’enfer

En haut, frontex

À gauche, la gauche fait peur la droite

À droite, la droite fait peur la gauche

Au milieu, le monde qui trébuche

Dans ce temps chaotique

La mort piège la vie

La peur séquestre nos lendemains dans ses griffes noires

Broie dans sa bouche les aboiements du repli

avale nos rêves dans sa gorge blanche

Dans son ventre, le métissage des anti-frontières, tous les corps tremblent.

Ils brûlent, s’effondrent sous un poids excédent du ciel.

Il faut rapidement désamorcer la colère de ce ciel ténébreux avant qu’elle ne laisse le vide comme héritage pour notre âme.

Voici que l’arc-en-ciel s’est fichu de notre gueule.

Par la fulgurance de l’humanité encore possible d’y loger un espoir maigre, interdit d’interdire.

On s’invite donc à franchir au tant que possible les lois tortionnaires de Mer, même les requins seront obligés un jour de prendre du recul dans l’eau pour méditer au soleil.

On s’invite à franchir les marées qui dissolvent les vagues torrentielles du courage au fond de l’Atlantique, même la mort un jour, regrettera pourquoi elle s’appelle MORT, elle n’aura qu’une seule excuse : Demander Pardon.

À franchir l’ordre d’un système de dressage drastique des peuples, Ainsi le désordre ira manifester pour réclamer son droit de circuler librement donc l’ordre lui vol sa liberté.

Aux Lueurs de la terre, laisses dans cette chair meurtrie par ce chaos tissé, les marques de nos luttes pour qu’elles puissent graver dans les cœurs des élus, les temps des combats infinies de l’univers.

Que l’âme accouche d’autres résistances.

Que la performance soit debout.

Que l’art nous parle pour vaincre qui nous sommes et mieux boxer la situation !

Les combats sont sur tous les fronts.

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